Je suis assez réticente à l'idée d'écrire cet article en fait. J'ai peur de ne pas trouver mes mots, de ne pas trouver d'ordre aux évenements et de ne pas réussir à les retranscrir correctement. Puis il y a un passage qui me fait peur, j'ai peur de l'écrire, peur du jugement puis j'ai aussi peur de ne pas trouver une manière de le résumer avec un peu d'euphémisme sans mettre des mots trop crus. Il c'est passé tellement de choses à l'intérieur de ma tête, rester fidèle à la réalité risque d'être dur, j'ai peur aussi d'oublier des passages. Mais je dois me lançer.
Je suis donc entrée au lycée, en seconde. J'étais prête à tout et n'importe quoi pour me libérer de l'entrave qui m'opressait. Pour la première fois de ma vie j'étais dans une classe différente de ma soeur, j'étais comme un oiseau tombé du nid je devais faire mes premiers pas seule! Comme une nouvelle entrée dans la vie... plutôt ratée l'entrée! J'ai essayé de m'assumer le plus possible, d'emmerder le monde. J'ai rencontré des gens, puis d'autres pour finir par me trouver une petite bande (petite). J'étais source de bavardages mais moins de moqueries. J'assume ma différence, peut-être cela ne plait pas aux gens... aux autres. Les réputations fusaient, celle de pute fut la première mais aussi celle qui resta toujours présente (je dois l'être à les croire). Mais je passais au dessus, du moins j'essayais de faire avec. J'ai peut être fait de la provocation mais c'est encore une faute que je prend sur moi, je suis en droit de ne porter jamais de pantalon si cela me satisfait, et de même si j'étais réellement une prostituée, je suis en droit de faire ce que je veux de mon corps! Je suis née dans un pays libre de ce fait, je suis libre au même titre que les autres! Que cela leur plaise ou non. Puis des remontées de déprime sont revenues, de plus en plus fréquement. Avec des épisodes de crises de nerfs ou je partais dans la rue pleurer dans mon coin, chose que je ne voulais pas que mes amies me laissent faire... elles n'ont jamais compris. Je me méfiais de tout le monde, haissais sans raison. Je devenais non seulement misanthrope mais aussi craintive qu'un animal sauvage, ma confiance avait été entamé. Je réalisais que j'avais des sequelles et que tout allait devenir dur mais qu'il faudrait que je me batte pour remonter la pente. Les crises de spasmophilies ont aussi apparues, choses qui ne m'arrivaient jamais avant. J'avais peur de tout ce qui était stressant, je ne supporte plus la pression aujourd'hui encore. Dès le début de l'année je me suis mise à fumer, je détestais la cigarette avant et je trouvais le fait de fumer complétement idiot. Comme le fait de boire, de se droguer ou de faire une depression. J'étais contre le phénomène de mode qu'étais la décadence mais en rentrant au lycée, j'étais si libre sans ma soeur, inconsciente et je ne me rendais plus compte de rien, de mes actes. Les limites commençaient à s'effaçer, par impulsion. J'avais peur de tout mais en même temps je n'avais peur de rien. Puis j'ai commençé à avoir des rapports complexes avec les autres, mêmes mes amies. Amour/haine, aujourd'hui c'est une habitude, je finis pas détester tous les gens que j'aime pour finir par les aimer par période. Montagnes russes des sentiments, haut et bas et à ce moment là je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je le vivais très mal, j'avais peur de ne pas y survivre. J'avais quelques pensées sucidaires très fortes mais moins persistantes que celle de l'année de troisième. Puis, je l'ai rencontré. J'aurai aimé esquiver ce passage mais je ne peux pas l'esquiver. Croyez moi en cet instant la nausée monte en moi, mon sourire se tire vers le bas et commence à devenir douloureux et je retiens comme je peux les larmes qui veulent couler. Je ne veux pas parler de ça mais je le dois, pour aller mieux, je dois. Je ne peux rien cacher aux inconnus, et surtout à l'écrit il faut aller jusqu'au bout car on ne ment pas. L'écrivain ne doit pas mentir, son texte doit inspirer la veritée qui sort, comme une délivrance. Au début je ne ressentais rien, je me suis dis que je pourrais peut être essayer quelque chose avec lui (je vous passe d'autres coup de coeur que j'ai eu ils sont peu intéressants). Je ne voulais rien de sérieux, je voulais juste m'amuser un peu, histoire d'avançer un peu dans la guérison de mon âme blessée (et surtout perdue). Il était du genre, drogué et moi vous savez, j'adore les drogués. Pas très beau certes mais rien que le fait qu'il touche à la drogue me fascinait, il me fascinait. Mais c'était un beau parleur, toujours dans la frime. J'ai passé deux heures avec lui avec sa bande et c'est comme si j'avais toujours été des leur, j'ai été tellement bien accueillie! En partant je l'ai embrassé mais rien de fabuleux, pas d'étincelles et de feux d'artifices. De plus j'avais un peu bu. Le soir je reçois un texto: lui. Il me disait que je lui avais fait de l'effet... ect. On a parlé. Enfin voila, j'étais contente mais... dans le fond j'étais effrayé, je commençais à m'attacher et je voyais déjà ma chute avant même d'être au bord du précipice. Je me sentais déjà tombé. J'avais raison de me méfier, mais j'ai trop vite baissé ma garde, beaucoup trop vite. Je vais passer un peu les détails mais après beaucoup de bla bla, avec tous ses amis qui m'adoraient mais lui qui était étrangement distant j'étais vraiment dans une drôle de situation et cela me dérangeait. Pour le voir je devais lui acheter, alors j'achetais en l'occurence du shit. Ils étaient tous très gentils, ils me roulaient des joints, me parlait avec entousiasme et je me sentais à l'aise avec eux mais... il restait distant et de plus j'ai appris qu'il sortait avec plusieurs filles en même temps. Cela m'a fait énormément de mal, le soir je lui ai donc dis que je ne voulais plus continuer avec lui (continuer quoi au juste?) et il m'a juste dit que si c'était ce que je voulais c'était d'accord. Il n'a rien dit de plus, comme si je n'étais rien! J'ai souffert, j'ai eu envie de mourir. Et ma tristesse avait un nom maintenant: le sien. J'y pensais chaque seconde, pendant un mois... silence radio. Et à côté les gens de ma classe commençaient à me detester de plus en plus, je dois surement être trop différente d'eux. Peut importe. Je vivais comme un robot, fumais par automatisme, j'étais léthargique, ne travaillait plus en cour, en cour en fait j'étais devenue comateuse je ne parlais même plus avec mes amies. Bien sur mes notes ont chutées et évidement on m'a menaçé du redoublement pour que je me rende compte que je devais me reveiller. J'ai quand même reussis à faire croire aux gens que j'allais "a peu près bien" mouais... Puis... un texto. Lui. Il me demandait un service qu'il pensait que j'allais refuser... et moi aussi je pensais. Une fellation. J'ai d'abord dis non. Puis... J'étais tellement choquée qu'il me demande ça et en même temps j'étais heureuse qu'il me recontacte, je ne savais pas à qui parler. J'avais envie de pleurer, d'aide. Je voulais hurler à l'aide mais je ne pouvais pas. J'étais prisonnière de mon texto, prisonnière des débris d'amour que j'avais pour lui, prisonnière de cette envie malsaine que j'avais de me faire du mal. Et j'ai dis oui. Je n'ai jamais autant regretté, je me sentais très mal, je n'en avais pas envie. Chaque matin en me levant j'avais envie de vomir, je me rappellais de ce que je devais faire et je voulais me recoucher et oublier... et mourir. Et il m'envoyait tous les jours des textos, c'est qu'il jubilait ce con, avec son pénis droit comme un bambou devant son portable. Et je n'ai jamais réussit à me retracter, à annuler. J'ai du attendre six jours, les six pires jours que j'ai connus. Et le fameux jour arriva, j'en connais encore la date, le 3 mars. Le planter là? Comme un con? Oui... Sa aurait été judicieux de ma part pour lui faire ravaler sa fierté, mais vous savez il me disait que je n'avais pas intérêts à lui faire un coup foireux et depuis ma violente année de quatrième on va dire que je ne suis pas très courageuse surtout avec les hommes. J'ai pris le bus, les chansons que j'ai écouté ce jour là je n'arrive plus à les écouter aujourd'hui, c'est insupportable. Je suis descendu, je l'ai rejoins, on a parlé puis marché longtemps, je ne savais pas où on allait. Je n'ai pas osé demander. Terminus: entrepôts abandonnés. Plus glauque vous connaissez? Je suis obligée de parler de la suite? Vous savez quand officiellement je suis devenue une catin sans dignité, une fille facile qui se laisse manipuler. Une proie, une fille si fragile qu'un coup de vent la brise. A genoux, sur un sol sâle, j'étais celle qu'ils pensaient tous que j'étais (les gens de ma classe). Pourquoi ai-je fais ça? Je retenais la nausée qui montait en moi, j'essayais de penser à autre chose mais je n'y arrivais pas. Mais dans un sens, je ne me rendais pas compte, j'étais comme sous l'effet de drogue j'agissais sans réflechir. Crise de démence? Pourquoi n'ai-je pas dis non? Pourquoi? Et ensuite, nous sommes sortis. On s'embrassait, on parlait mais rien n'enlevait ce dégoût bien caché au fond de mon coeur. J'ai tourné mon corps face au mur, les mains appuyés... moi la chienne, la catin, la pute, la salope, ce patin souillé denuée d'amour propre. J'ai eu mal. Point. Je savais bien que parler de ça serait douloureux, donc je m'arrête, vous en savez déjà beaucoup. Et c'est trop dur de parler de tout en détails. J'en ai bavé les semaine qui suivirent, je ne mangeais plus mon appétit était coupé. Je pleurais très souvent et je n'arrivais plus à regarder une seule personne de sexe masculin. Je me sentais sâle et toutes les douches que je prenais ne me lavaient pas. J'avais été comme violée au fond de moi, car je n'avais pas voulus. J'étais un pantin. Je ne voulais plus le revoir, plus jamais.
Plus le temps passait et plus je détestais de plus en plus de gens, même mes amies. J'étais en boucle avec la même souffrance donc je devais énerver. Puis mon anniversaire arriva, qu'ai-je trouvé à faire de plus intelligent que noyer des médicaments (en surdosage) avec de l'alcool. Et encore plus haïs dans ma classe ma réputation ne s'arrangait pas et j'avais l'impression de faire chier mes amies. Mentalement je me sentais mal, j'ai commençé à songer aux médicaments et à la drogue, comme par obsession. Je ne sais plus quand c'est arrivé pour la première fois mais j'ai commençé à voler des médicaments à mes parents. J'allais chercher des renseignements sur internet pour voir ceux qui me feraient le plus d'effet, j'étais complétement barge, j'y pensais sans arrêt. L'adrénaline quand je les avais dans ma main, mon coeur qui battait la chamade, l'exitation avant de les prendre... et la deception quand ils ne me faisaient rien. L'angoisse quand j'avais la nausée, envie de dormir et que je ne savais pas comment réagir. Les anxiolotiques n'avait aucun effet sur moi, ma mère prend des Temesta, c'est devenu ma seule source d'attaque, dès que j'allais dans ma cuisine j'étais obsédé par le tiroir à médicaments, par la boite de Temesta. Je craquais souvent. Je me suis mise à boire entre les cours, j'ai même acheté de la coke. D'ailleurs demain pour renseignement je risque surement d'en acheter avec des antidepresseurs. Et je me fais honte, et je me répugne. Il suffit de me regarder, je fais pitié. Je me fais pitié. Moi et mon inconscience, non ça doit être bien pire que de l'inconsience. Je fais aussi des crises de nerfs, assez fréquement et c'est à chaque fois horrible. Je suis a côté de la plaque je sais, et je ne sais pas comment faire. Je ne sais pas qui je dois être, qui je suis censée être. Mon corps est dégoûtant, mon âme doit faire peur tellement elle est sombre et pleine de noeuds. Et le pire, c'est que je dois faire semblant. Et que les gens sont persuadé que je n'ai pas d'image, que je suis vrai. Mais je suis factice, je suis un mensonge vivant. Je m'invente des problèmes pour cacher ceux que je ne veux pas réveler, donc je m'invente des émotions. C'est un très beau jeu d'actrice que je joue, je me trouve plutôt pas mal.
Et j'ai finis mon réçit, je fais quoi maintenant? J'ai l'impression d'avoir oublié des trucs, des sentiments mais es-ce que ça vous interesse? Non? A quoi rime ce blog? Ce chapitre je le deteste.
Je fais quoi?