Il n'y a pas de répétition : vous n'avez qu'une vie, donc prenez-la en main et efforcez-vous d'être remarquable - Anita Roddick

Il n'y a pas de répétition : vous n'avez qu'une vie, donc prenez-la en main et efforcez-vous d'être remarquable - Anita Roddick
Parler... à qui? Comment? Expliquer vainement à ces personnes qui ne comprennent pas toujours.
Sous les conseils d'une certaine personne que je remerçie je vais ouvrir ce blog "60-euros-la-pipe". Il ne raconte aucune histoire inventée, seulement ma vie comme elle est. C'est quelque chose qui doit sortir, pas pour que l'on ai peine pour moi ou que l'on me pardonne, juste pour m'apaiser. J'ai des difficultées à me confier, je peine à trouver mes mots mais quand j'écris tout sort simplement, sans tourner autour du pot. Je souhaite que ce blog reste anonyme, c'est pourquoi je ne donnerai pas mon identitée, je fairai quand même au mieux pour être lisible et claire.
Les commentaires sont activées, malgré que j'aurai pu les désactiver. Il me paraissait plus juste de laisser un espace public d'expression pour que vous puissiez vous exprimer vous aussi qui lirez ce qui suivra. Les articles sont inversés afin que les articles reçents soient à la fin de ce blog, cela rend la lecture plus simple à suivre avec l'évolution du blog.

Il va falloir tout d'abord que j'explique ce pourquoi j'ai tant besoin de parler, je ne sais pas encore comment je vais fonctionner mais je pense que je vais espacer en plusieurs articles car l'histoire est longue et que tout écrire en un bloc serait il me semble peu agréable à lire.

# Posté le dimanche 09 août 2009 09:36

Modifié le dimanche 09 août 2009 10:40

CHAPITRE 1

Je suis née dans le centre de Paris. Pour cette partie de ma vie, rien de négatif n'en ressortira. J'ai toujours été une fille qui réflechissait trop, même à mes âges les plus jeunes, mais cela n'était pas gênant. La seul hic qui ressortira de cette période est quelque chose qui, de ma naissance jusqu'à aujourd'hui, reste un problème auquel je ne trouve aucune solution.
J'ai une soeur jumelle, vous allez me dire que c'est loin d'être un probléme, tout à fait! Théoriquement mais tout dépend aussi de la manière dont on procède, on peut vite arriver à des dégâts majeur quand on ne fait pas attention. De ma naissance jusqu'a l'année dernière on a toujours été dans la même classe cette année à été ma première année où nous avons été dans deux classes différentes mais j'en reparlerai plus tard. Physiquement nous avons la chance de nous différer, elle est plus grande que moi de taille. Nous ne portons pas les mêmes habits, enfin nous sommes facilement reconnaissable il me semble. Vous savez dans une paire de jumelles c'est étrange mais comme les deux personnes sont sur un même pied d'égalité par rapport à l'âge... une hiérarchie va s'imposer d'elle même. C'est le plus dur il me semble quand on a une jumelle, c'est d'accepter que nous sommes deux, les gens souvent pensent que nous ne sommes qu'une mais non! C'est faux! Et toujours nous mettre dans le même sac, les mêmes opinions provoque en nous et je vais dire moi car j'ai le droit d'exister seule... cela provoque une rancoeur. Les gens veulent croire que vous n'avez pas de vie seule, et c'est cela qui me mets les larmes aux yeux encore aujourd'hui, je ne vois pas pourquoi je n'aurai pas le droit d'avoir une vie autre que celle de ma soeur, être sa jumelle ne me rend pas siamoise pour autant! Je suis une personne tout à fait à part, il n'y a que le "statut" de jumelle qui nous lie (et quelques ressemblances) mais j'estime avoir le droit d'être MOI et pas toujours "nous".
Je parlais donc de hiérarchie, ma soeur c'est imposée dès le début en maître. Elle a toujours été supérieure à moi (et je dis ça sans aucune hésitation, j'en ai honte mais j'ai appris à l'accepter). Plus grande de taille, elle a voulut que je la suivre, j'étais derrière elle. Elle a un trait très protecteur et peut être est-ce cela que je lui reproche aujourd'hui? Elle a toujours tout voulu gêrer à ma place du fait qu'aujourd'hui je ne sais rien gêrer seule! Et je la blâme pour ça, en silence car je n'ose pas lui dire (car elle me fait peur). J'ai peur de son opinion, de ce qu'elle pense de moi, c'est la seule personne que j'autorise à me juger et c'est la seule personne dont le jugement m'importe et m'écorche. Elle à fait de moi une victime et une soumise, du moins indirectement car à première vue les gens ne penseraient peut être pas cela mais je le ressens souvent dans certaines situation. D'ailleurs elle est là, dans la maison et je suis là à lutter pour lui cacher que j'écris un article de blog afin qu'elle ne sache pas que ce blog existe. Je serai trop mal à l'aise si elle lisait ce que j'écris dedans.
Tout ce que j'écris dans ce "Chapitre 1" est le départ de mes soucis, je ne me rendais pas vraiment compte plus jeune, aujourd'hui tout ressort et je vois très bien que cela me coûte chaque jour. Je vis dans cette angoisse permanente et j'en finis par mentir à ma soeur, sans arrêt. Je ne veux pas la faire passer pour un monstre, ce n'est pas de sa faute non plus. C'est la faute à pas-de-chance, à la vie... Je crois... C'est ainsi. Mais c'est quelque chose qui me ronge de l'intérieur, ça me bouffe de lui mentir, mais ai-je le choix? Elle veut tout diriger, m'empêcher de faire des erreurs mais parfois je veux faire des erreurs! Elle ne m'empêchera pas de tomber, d'aller mal! Je refuse qu'elle me couve, nous avons déjà une mère, cela ne lui suffit pas!
En écrivant cette partie des sentiments sont apparûts, j'ai eu chaud, froid, j'ai été triste puis enervée. J'aurai aimée écrire autre chose que des plaintes lâches et anonyme mais peut être qu'après avoir écris ce qui me fait si mal dans sa totalitée j'irai mieux. J'espère...

# Posté le dimanche 09 août 2009 10:23

Modifié le dimanche 09 août 2009 10:34

CHAPITRE 2

Les dix premières années de ma vie se déroulèrent à Paris, c'est quand j'ai atteind l'âge de dix ans que mes parents décidèrent de démenager dans le Sud de la France.
J'étais au CM1, il ne me restait donc plus qu'une année de primaire à faire, tout casser... toutes mes habitudes bouleversées comme ça. Je n'avais pas vraiment conscience du bouleversement que je vivais car j'étais relativement jeune, mais je suis vraiment passé d'un extrême à l'autre. Des beaux quartiers parisiens au petit village calme et tranquille de provence. La nuit le silence et le chant des cigales remplaçent le bruit des voitures qui passent et des gens qui hurlent dans la rue. La nuit ce calme m'angoisse, la nuit je ne dors plus. Le silence m'opresse.
Je suis donc arrivée à la rentrée des classes, à la petite école primaire publique du village, ils avaient un fort accent du sud, ils sortaient dix gros mots à la seconde. Je n'avais pas été habituée à tout ça moi! Je me suis sentie pour la première fois de ma vie... différente. Et ce sentiment va rester impregné jusqu'a aujourd'hui, on s'y habitue vite en fin de compte. Ces gens semblaient me haïr, me juger, se moquer de moi. Avant je me sentais bien dans ma peau mais arrivée dans ce nouvelle endroit j'avais l'impression d'être la risée de tout le monde. Je me demande si ma soeur l'a vécu comme ça elle aussi. J'ai cru que j'étais fautive, que si les gens rigolaient c'est que je devais êre ridicule. Et j'ai commençé à m'enfermer dans ce mutisme, que les autres et moi étions dans deux mondes différents. J'ai commençé à être très mal dans ma peau, mal à l'aise, gênée. Je me sentais ridicule quoi que je faisais et ils riaient, ils riaient sans arrêt!
Je suis ensuite rentrée au collège. Pour la sixiéme et la cinquiéme, rien à signaler d'important. J'essayais de m'intégrer, les gens ne se connaissaient pas. J'ai passé plusieurs bons moments malgré que ma soeur était sans arrêt là mais je vous ai déjà parlé de ce problème. Nous avions des amies communes, nous étions tout le temps ensemble, je n'avais pas à me chercher des amies, elle s'en occupait. Puis je suis entrée en quatrième, c'est là que mon histoire commençe réellement, enfin surtout que je commençe à comprendre que les gens ne sont pas tous gentils. Non en véritée la plupart sont ignobles, méprisables. Dans ma classe en quatrième se trouvait un garçon qui était dans mon école primaire et dans ma classe lors de cette année de CM2 que j'avais passé dans l'école publique du village. Ce garçon était disons, peut agréable. Moqueur, il semblait invinçible, inatteignable un vrai con! Et moi j'étais petite et je semblais être une proie facile. Combien de fois m'a-t-il regardé avec ses yeux vide et injectés pour me dire qu'il allait me tuer? Combien de fois m'a-t-il tordu les bras, jusqu'a ce que j'hurle de douleur? Combien de fois m'a-t-il étranglée jusqu'a me priver d'air? J'en avais très peur, j'étais petrifiée, terrifiée et personne ne semblait vouloir m'aider! Ma soeur ne savait pas quoi faire, mes amies non plus, et elles me regardaient, hurler de douleur sans rien dire ni faire. Je me cachais, j'avais peur qu'il me voit, peur qu'il s'approche de moi pour me faire mal. J'ai commençé à laisser tomber l'idée de vouloir prendre soin de moi, je m'habillais n'importe comment, me coiffais mal. Je voulais devenir invisible pour qu'il m'oublie. Je vivais sous le règne de la terreur, je vivais dans la peur constante. Cela dura un an mais c'est comme si aujourd'hui ça perdurait. Dès que quelqu'un me hurle dessus, semble violent ou profère des menaces violentes je me fige, j'ai peur. Parfois aujourd'hui il m'arrive de le revoir, et je retrouve mes réactions d'avant, je me cache pour fuir son regard. J'en ai la boule au ventre encore d'écrire ça, cette période a été très difficile. J'avais l'impression qu'un nuage noir était au dessus de ma tête, j'ai surement fais une depression. J'avais une de ces envies de mourir, de tout plaquer. De partir, de tout foutre en l'air.
Je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, j'ai assez écris il me semble, il reste encore à dire et de toute façon mentalement trop écrire d'un coup est trop dur. Me rappeler de cette période me file la nausée.
Je pars demain matin et reviens vendredi soir, donc je n'écrirai pas dans cette période, la suite viendra plus tard.

# Posté le lundi 10 août 2009 11:37

CHAPITRE 3

Me revoila, après une pause de quelques jours qui m'ont fait du bien, voila que je dois retourner à la réalité. Je tenais d'abord à préciser que je suis agréablement surprise d'avoir trois fans, pas que cela soit un chiffre légendaire mais étant donné que ce blog est anonyme, qu'il n'a subit aucune pub (juste quelques demandes en amis) et qu'il vient à peine d'être crée cela fait plaisir, comme quoi ce que je dis n'est pas si dénué d'interêts que ça, du moins je pense. Il va falloir continuer le récit des évenements, passer à l'année suivante puisque j'ai bien résumé il me semble mon année de quatrième.
L'espace d'un instant j'ai essayé de me persuader que mon année de troisième serait surement moins pire que celle de quatrième, illusions! Je me suis dis, ne te laisse plus faire, reprend toi. J'ai trop voulu en faire à vrai dire, je crois que je me suis surestimé. En arrivant dans cette classe de bouffons (excusez moi le manque d'élegance de ce mot mais je n'en trouve aucun autre pour les qualifier) j'ai de suite compris le probléme, ils étaient bête et ils chercheraient eux aussi à me faire du mal. J'ai essayé d'être agressive, de ne plus me laisser marcher sur les pieds. Mais je ne me rendais pas compte que j'étais pour eux une distraction. Mes colères étaient sources de moqueries, j'en prenais pour mon grade et pour ma dignité aussi. J'étais la plus petite de taille et cela faisait de moi une victime parfaite. Ils riaient eux aussi, comme tous. Ils ne savaient que rire, et moi souffrir de leurs moqueries inscessantes. Etre au dessus de tout ça? C'était possible mais je n'y suis jamais arrivée, j'ai tout pris sur moi. J'ai fermé ma bouche, ouvert mes oreilles et me suis transformé en puching ball des mots après avoir été celui des poings. Je n'ai pas cherché à changer la situation, je n'en avais pas la force. Tout ce que j'entreprenai foirais, j'étais en situation d'echec mental (car les cours en soi ne sont pas un soucis pour moi). Je détestais aller en cour, au collége j'étais malheureuse et chaque matin en me levant je pleurais quand ma mère me reveillait pour aller en cour, et chaque soir je pleurais en me couchant car je devrais le lendemain affronter une nouvelle journée. A force de me rabaisser constament, j'ai commençé à me hair et à perdre tout amour propre et toute dignité. Mais cela n'aura de frais que plus tard.
Dans cette période là, cette année, j'avais aussi envie de mourir, tellement de fois j'ai pensé que m'échapper de toute cette méchanceté me soulagerais. Avais-je vraiment envie de mourir? Pas vraiment mais j'avais baissé les bras, perdu l'envie de me battre et j'étais là sans force à subir ma vie, à subir les autres. Qu'aurais-je bien pu faire? J'étais impuissante, à côté de mes pompes. Je n'inspirais que la pitié, surtout envers moi même, je me faisais pitié.
Puis l'année scolaire s'acheva et là j'ai decidé que j'allai être celle que je devais être. Je pensais pouvoir me guérir seule, m'en sortir sans aide. Je me suis reconstruit un sourire, un look et j'ai liberé mes mots et mon caractère. Est-ce que ça m'a sauvé? Pas vraiment, je crois que j'ai franchis le pas de la folie. Il reste encore un dernier chapitre qui parle de mon passé, mais plus réçent lui, celui de cette année. Le lycée, moi qui croyait être liberée! C'est celui qui m'est le plus dur à écrire, le plus mental aussi car il y a plein de choses que je ressens et que je n'arrive pas à expliquer. Et des passages qui peut être resteront sous silence je ne sais pas encore. Mais peut être seulement que tout ce qui se passe dans ce fameux Chapitre 4 n'est en fait une sorte de relachement, de nerfs qui lâchent oui. Une histoire d'amitié, de manipulations, d'intolérance, d'amour, de dépravations, de cigarettes, d'alcool, de folie. Mon histoire. Il y a ce que je viens d'écrire, ce que je vais écrire et ce qui changera une fois que vous saurez tout. Qui suis-je vraiment? Ce blog doit m'aider à faire le point mais je crois qu'il faudra m'aider. Je suis perdue.

# Posté le samedi 15 août 2009 07:27

CHAPITRE 4

Je suis assez réticente à l'idée d'écrire cet article en fait. J'ai peur de ne pas trouver mes mots, de ne pas trouver d'ordre aux évenements et de ne pas réussir à les retranscrir correctement. Puis il y a un passage qui me fait peur, j'ai peur de l'écrire, peur du jugement puis j'ai aussi peur de ne pas trouver une manière de le résumer avec un peu d'euphémisme sans mettre des mots trop crus. Il c'est passé tellement de choses à l'intérieur de ma tête, rester fidèle à la réalité risque d'être dur, j'ai peur aussi d'oublier des passages. Mais je dois me lançer.
Je suis donc entrée au lycée, en seconde. J'étais prête à tout et n'importe quoi pour me libérer de l'entrave qui m'opressait. Pour la première fois de ma vie j'étais dans une classe différente de ma soeur, j'étais comme un oiseau tombé du nid je devais faire mes premiers pas seule! Comme une nouvelle entrée dans la vie... plutôt ratée l'entrée! J'ai essayé de m'assumer le plus possible, d'emmerder le monde. J'ai rencontré des gens, puis d'autres pour finir par me trouver une petite bande (petite). J'étais source de bavardages mais moins de moqueries. J'assume ma différence, peut-être cela ne plait pas aux gens... aux autres. Les réputations fusaient, celle de pute fut la première mais aussi celle qui resta toujours présente (je dois l'être à les croire). Mais je passais au dessus, du moins j'essayais de faire avec. J'ai peut être fait de la provocation mais c'est encore une faute que je prend sur moi, je suis en droit de ne porter jamais de pantalon si cela me satisfait, et de même si j'étais réellement une prostituée, je suis en droit de faire ce que je veux de mon corps! Je suis née dans un pays libre de ce fait, je suis libre au même titre que les autres! Que cela leur plaise ou non. Puis des remontées de déprime sont revenues, de plus en plus fréquement. Avec des épisodes de crises de nerfs ou je partais dans la rue pleurer dans mon coin, chose que je ne voulais pas que mes amies me laissent faire... elles n'ont jamais compris. Je me méfiais de tout le monde, haissais sans raison. Je devenais non seulement misanthrope mais aussi craintive qu'un animal sauvage, ma confiance avait été entamé. Je réalisais que j'avais des sequelles et que tout allait devenir dur mais qu'il faudrait que je me batte pour remonter la pente. Les crises de spasmophilies ont aussi apparues, choses qui ne m'arrivaient jamais avant. J'avais peur de tout ce qui était stressant, je ne supporte plus la pression aujourd'hui encore. Dès le début de l'année je me suis mise à fumer, je détestais la cigarette avant et je trouvais le fait de fumer complétement idiot. Comme le fait de boire, de se droguer ou de faire une depression. J'étais contre le phénomène de mode qu'étais la décadence mais en rentrant au lycée, j'étais si libre sans ma soeur, inconsciente et je ne me rendais plus compte de rien, de mes actes. Les limites commençaient à s'effaçer, par impulsion. J'avais peur de tout mais en même temps je n'avais peur de rien. Puis j'ai commençé à avoir des rapports complexes avec les autres, mêmes mes amies. Amour/haine, aujourd'hui c'est une habitude, je finis pas détester tous les gens que j'aime pour finir par les aimer par période. Montagnes russes des sentiments, haut et bas et à ce moment là je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je le vivais très mal, j'avais peur de ne pas y survivre. J'avais quelques pensées sucidaires très fortes mais moins persistantes que celle de l'année de troisième. Puis, je l'ai rencontré. J'aurai aimé esquiver ce passage mais je ne peux pas l'esquiver. Croyez moi en cet instant la nausée monte en moi, mon sourire se tire vers le bas et commence à devenir douloureux et je retiens comme je peux les larmes qui veulent couler. Je ne veux pas parler de ça mais je le dois, pour aller mieux, je dois. Je ne peux rien cacher aux inconnus, et surtout à l'écrit il faut aller jusqu'au bout car on ne ment pas. L'écrivain ne doit pas mentir, son texte doit inspirer la veritée qui sort, comme une délivrance. Au début je ne ressentais rien, je me suis dis que je pourrais peut être essayer quelque chose avec lui (je vous passe d'autres coup de coeur que j'ai eu ils sont peu intéressants). Je ne voulais rien de sérieux, je voulais juste m'amuser un peu, histoire d'avançer un peu dans la guérison de mon âme blessée (et surtout perdue). Il était du genre, drogué et moi vous savez, j'adore les drogués. Pas très beau certes mais rien que le fait qu'il touche à la drogue me fascinait, il me fascinait. Mais c'était un beau parleur, toujours dans la frime. J'ai passé deux heures avec lui avec sa bande et c'est comme si j'avais toujours été des leur, j'ai été tellement bien accueillie! En partant je l'ai embrassé mais rien de fabuleux, pas d'étincelles et de feux d'artifices. De plus j'avais un peu bu. Le soir je reçois un texto: lui. Il me disait que je lui avais fait de l'effet... ect. On a parlé. Enfin voila, j'étais contente mais... dans le fond j'étais effrayé, je commençais à m'attacher et je voyais déjà ma chute avant même d'être au bord du précipice. Je me sentais déjà tombé. J'avais raison de me méfier, mais j'ai trop vite baissé ma garde, beaucoup trop vite. Je vais passer un peu les détails mais après beaucoup de bla bla, avec tous ses amis qui m'adoraient mais lui qui était étrangement distant j'étais vraiment dans une drôle de situation et cela me dérangeait. Pour le voir je devais lui acheter, alors j'achetais en l'occurence du shit. Ils étaient tous très gentils, ils me roulaient des joints, me parlait avec entousiasme et je me sentais à l'aise avec eux mais... il restait distant et de plus j'ai appris qu'il sortait avec plusieurs filles en même temps. Cela m'a fait énormément de mal, le soir je lui ai donc dis que je ne voulais plus continuer avec lui (continuer quoi au juste?) et il m'a juste dit que si c'était ce que je voulais c'était d'accord. Il n'a rien dit de plus, comme si je n'étais rien! J'ai souffert, j'ai eu envie de mourir. Et ma tristesse avait un nom maintenant: le sien. J'y pensais chaque seconde, pendant un mois... silence radio. Et à côté les gens de ma classe commençaient à me detester de plus en plus, je dois surement être trop différente d'eux. Peut importe. Je vivais comme un robot, fumais par automatisme, j'étais léthargique, ne travaillait plus en cour, en cour en fait j'étais devenue comateuse je ne parlais même plus avec mes amies. Bien sur mes notes ont chutées et évidement on m'a menaçé du redoublement pour que je me rende compte que je devais me reveiller. J'ai quand même reussis à faire croire aux gens que j'allais "a peu près bien" mouais... Puis... un texto. Lui. Il me demandait un service qu'il pensait que j'allais refuser... et moi aussi je pensais. Une fellation. J'ai d'abord dis non. Puis... J'étais tellement choquée qu'il me demande ça et en même temps j'étais heureuse qu'il me recontacte, je ne savais pas à qui parler. J'avais envie de pleurer, d'aide. Je voulais hurler à l'aide mais je ne pouvais pas. J'étais prisonnière de mon texto, prisonnière des débris d'amour que j'avais pour lui, prisonnière de cette envie malsaine que j'avais de me faire du mal. Et j'ai dis oui. Je n'ai jamais autant regretté, je me sentais très mal, je n'en avais pas envie. Chaque matin en me levant j'avais envie de vomir, je me rappellais de ce que je devais faire et je voulais me recoucher et oublier... et mourir. Et il m'envoyait tous les jours des textos, c'est qu'il jubilait ce con, avec son pénis droit comme un bambou devant son portable. Et je n'ai jamais réussit à me retracter, à annuler. J'ai du attendre six jours, les six pires jours que j'ai connus. Et le fameux jour arriva, j'en connais encore la date, le 3 mars. Le planter là? Comme un con? Oui... Sa aurait été judicieux de ma part pour lui faire ravaler sa fierté, mais vous savez il me disait que je n'avais pas intérêts à lui faire un coup foireux et depuis ma violente année de quatrième on va dire que je ne suis pas très courageuse surtout avec les hommes. J'ai pris le bus, les chansons que j'ai écouté ce jour là je n'arrive plus à les écouter aujourd'hui, c'est insupportable. Je suis descendu, je l'ai rejoins, on a parlé puis marché longtemps, je ne savais pas où on allait. Je n'ai pas osé demander. Terminus: entrepôts abandonnés. Plus glauque vous connaissez? Je suis obligée de parler de la suite? Vous savez quand officiellement je suis devenue une catin sans dignité, une fille facile qui se laisse manipuler. Une proie, une fille si fragile qu'un coup de vent la brise. A genoux, sur un sol sâle, j'étais celle qu'ils pensaient tous que j'étais (les gens de ma classe). Pourquoi ai-je fais ça? Je retenais la nausée qui montait en moi, j'essayais de penser à autre chose mais je n'y arrivais pas. Mais dans un sens, je ne me rendais pas compte, j'étais comme sous l'effet de drogue j'agissais sans réflechir. Crise de démence? Pourquoi n'ai-je pas dis non? Pourquoi? Et ensuite, nous sommes sortis. On s'embrassait, on parlait mais rien n'enlevait ce dégoût bien caché au fond de mon coeur. J'ai tourné mon corps face au mur, les mains appuyés... moi la chienne, la catin, la pute, la salope, ce patin souillé denuée d'amour propre. J'ai eu mal. Point. Je savais bien que parler de ça serait douloureux, donc je m'arrête, vous en savez déjà beaucoup. Et c'est trop dur de parler de tout en détails. J'en ai bavé les semaine qui suivirent, je ne mangeais plus mon appétit était coupé. Je pleurais très souvent et je n'arrivais plus à regarder une seule personne de sexe masculin. Je me sentais sâle et toutes les douches que je prenais ne me lavaient pas. J'avais été comme violée au fond de moi, car je n'avais pas voulus. J'étais un pantin. Je ne voulais plus le revoir, plus jamais.
Plus le temps passait et plus je détestais de plus en plus de gens, même mes amies. J'étais en boucle avec la même souffrance donc je devais énerver. Puis mon anniversaire arriva, qu'ai-je trouvé à faire de plus intelligent que noyer des médicaments (en surdosage) avec de l'alcool. Et encore plus haïs dans ma classe ma réputation ne s'arrangait pas et j'avais l'impression de faire chier mes amies. Mentalement je me sentais mal, j'ai commençé à songer aux médicaments et à la drogue, comme par obsession. Je ne sais plus quand c'est arrivé pour la première fois mais j'ai commençé à voler des médicaments à mes parents. J'allais chercher des renseignements sur internet pour voir ceux qui me feraient le plus d'effet, j'étais complétement barge, j'y pensais sans arrêt. L'adrénaline quand je les avais dans ma main, mon coeur qui battait la chamade, l'exitation avant de les prendre... et la deception quand ils ne me faisaient rien. L'angoisse quand j'avais la nausée, envie de dormir et que je ne savais pas comment réagir. Les anxiolotiques n'avait aucun effet sur moi, ma mère prend des Temesta, c'est devenu ma seule source d'attaque, dès que j'allais dans ma cuisine j'étais obsédé par le tiroir à médicaments, par la boite de Temesta. Je craquais souvent. Je me suis mise à boire entre les cours, j'ai même acheté de la coke. D'ailleurs demain pour renseignement je risque surement d'en acheter avec des antidepresseurs. Et je me fais honte, et je me répugne. Il suffit de me regarder, je fais pitié. Je me fais pitié. Moi et mon inconscience, non ça doit être bien pire que de l'inconsience. Je fais aussi des crises de nerfs, assez fréquement et c'est à chaque fois horrible. Je suis a côté de la plaque je sais, et je ne sais pas comment faire. Je ne sais pas qui je dois être, qui je suis censée être. Mon corps est dégoûtant, mon âme doit faire peur tellement elle est sombre et pleine de noeuds. Et le pire, c'est que je dois faire semblant. Et que les gens sont persuadé que je n'ai pas d'image, que je suis vrai. Mais je suis factice, je suis un mensonge vivant. Je m'invente des problèmes pour cacher ceux que je ne veux pas réveler, donc je m'invente des émotions. C'est un très beau jeu d'actrice que je joue, je me trouve plutôt pas mal.

Et j'ai finis mon réçit, je fais quoi maintenant? J'ai l'impression d'avoir oublié des trucs, des sentiments mais es-ce que ça vous interesse? Non? A quoi rime ce blog? Ce chapitre je le deteste.
Je fais quoi?

# Posté le lundi 17 août 2009 13:50